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    Un bouquet d'oiseaux rares sur le Delta de la Veyre en Automne 2015

     

    L'automne 2015 deviendra une référence pour le site du delta de la Veyre. A chaque mois ses oiseaux rares, de septembre à novembre, un bouquet de raretés est passé sur Aydat.

    Septembre 2015

    Du 2 au 24 septembre, deux espèces de Fauvettes aquatiques, difficiles à observer et encore plus à photographier ont fait une halte migratoire sur la zone humide d'Aydat.

    Trois Rousserolles Effarvattes et deux Phragmites des Joncs ont séjourné dans la végétation dense.

    Pour la Phragmite des joncs, l'espèce la plus rare, c'est la deuxième année qu'elle est signalée sur la commune d'Aydat. En 2014, François Guélin l'avait observé et entendu sur le méandrage des sagnes de Pontavat et en 2001, Marc Pommarel l'avait entendu sur la Narse d'Espinasse (Saulzet-le-Froid).

    quant à elle, la Rousserolle Effarvatte a été entendue en 2012, sur les sagnes de Pontavat, puis depuis 2014 sur la zone humide d'Aydat et toujours sur les sagnes.

    La photo jointe a été prise aux pays des mille étangs, en Brenne, depuis un observatoire en digiscopie (avec une longue-vue).

     

    Un bouquet d'oiseaux rares...

     

     

    Octobre 2015

    Du 9 au 28 Octobre, une espèce exceptionnelle en Auvergne a fait une halte migratoire sur le Delta de la Veyre, il s'agit de la Rémiz Penduline.

    En 2015, cette espèce, nommé aussi Mésange Rémiz ― mais ce n'est pas une mésange ― a été notée sur 7 sites du Puy-de-Dôme.

    Elle a stationné vingt jours sur la zone humide d'Aydat, et j'ai eu la chance de la photographier.

     

    Un bouquet d'oiseaux rares...

     

     

    Novembre 2015

    Si septembre et octobre ont réservé leur lot de raretés et de nouveautés, novembre 2015 restera dans les annales pour le site du delta de la Veyre.

    Du 1er au 19 novembre, le soleil de l'été de la Saint-Martin a brillé et les oiseaux ont été au rendez-vous, comme d'ailleurs les naturalistes et photographes.

    Une moyenne d'une vingtaine d'espèces a été notée par jour, ce qui est remarquable et exceptionnel pour la saison.

    Au moins trois espèces rares ont été contactées régulièrement ou de temps en temps sur la zone humide.

    Le Sizerin Flammé, la Bécassine Sourde et une ou deux espèces de Marouettes sont apparus furtivement, à la tombée de la nuit.

    Le Sizerin Flammé, noté une seule fois, est un petit passereau qui accompagne les troupes de Tarin des Aulnes. C'est la cinquième année depuis 1976, que l'espèce est observée sur Aydat.

    Du 7 au 21 novembre, à chaque fois à la tombée de la nuit, une ou plusieurs Bécassines sourdes sont sorties de leur cachette pour se nourrir en compagnie des Bécassines des marais.

    Leur présence a permis à de nombreux ornithos auvergnats de les découvrir, posées pour la première fois (merci à Philippe Cambon pour la photo).

     

    Un bouquet d'oiseaux rares...

     

     

    Cet oiseau a été nommé "sourde" car elle décolle à la dernière seconde quasiment sous nos pieds.

    Pour différencier la Bécassine sourde de sa cousine des marais, il faut regarder les rayures de la tête et la taille, la sourde est bien plus petite que la marais, et bien plus rayée.

    Pour comparer la taille, la bécassine des marais a la taille d'un ballon de foot, tandis que la sourde a la taille d'un ballon de hand-ball.

     

    Un Paradis pour rallidés

    En 2014, je parlais déjà des rallidés (Gallinule Poule d'eau, Foulque Macroule, Râle d'Eau et Marouette Ponctuée), mais en 2015, la famille des Râles a trouvé son paradis ou presque.

    Si depuis très longtemps les Gallinules poules d'eau nichent aux abords du lac et sur la zone humide, depuis cette année, le Râle d'eau a sans doute niché, lui aussi, sur le delta de la Veyre.

    Et en novembre, le site a accueilli une ou deux espèces de Marouettes.

    Pour des raisons d'homologation par la Ligue de Protection des Oiseaux Auvergne, je ne peux pas aujourd'hui, confirmer ces informations officiellement.

    Cependant, si les observations sont homologuées, il faut savoir que l'une des deux espèces, la Marouette Poussin, est extrêmement rare en France, moins de dix sites accueillent cet oiseau.

     

    Pour aller plus loin

    Si vous souhaitez plus de détails, plus de photos sur ces espèces, voici un site de référence :

    - www.oiseaux.net : pour tout connaître de l'oiseau, ses mœurs, ses chants, etc.

    - et sur YouTube : une vidéo du Râle d'eau du delta de la Veyre à Aydat, filmé par un ami, Olivier Garnier :

    https://www.youtube.com/watch?v=S3VtcfKBHQE

     

    Conclusion

    Le site du delta de la Veyre d'Aydat fournira dans les années à venir d'autres surprises. Mais le rêve que tous les naturalistes font, c'est que certaines de ces espèces décident de s'installer pour nicher sur ce territoire idéal pour eux, à condition que les visiteurs humains respectent la tranquillité du site.

     

    Bruno Gilbert, novembre 2015


  • La famille des rallidés est très présente sur la commune depuis fort longtemps, grâce à nos nombreuses étendues d’eau (lac d’Aydat, zone humide d’Aydat, lac de la Cassière).

    En 2014, grâce au reméandrage des sagnes de Pontavat (2010) et à la zone humide d’Aydat (2012), nous avons eu la chance d’accueillir sur notre commune 5 espèces de Rallidés.

    Voici la chronologie depuis les années 70.

    Années 70 - 80

    La Gallinule Poule d’eau est observée régulièrement.

    A la fin des années 70 et à partir des années 80, la Foulque macroule passe l’hiver sur le lac d’Aydat.

    Années 90

    En 1993, les effectifs de Foulque macroule montent jusqu’à 115 individus et la Gallinule poule d’eau jusqu’à 8 individus.

    La moyenne se situe pour les foulques entre 30 et 70. Les effectifs fluctuent en fonction de la météo.

    Il faut noter aussi la présence régulière des foulques tout le long de l’année sur le lac de la Cassière avec nidification certaine au moins en 1993, 1994 et 1995.

    Années 2000

    Observé  depuis longtemps, la Gallinule poule d’eau niche sur le lac d’Aydat ou aux alentours.

    Elle est observé sur la Cassière en novembre 2007.

    La foulque est toujours présente en hiver et reste jusqu’en avril.

    Cet espèce est souvent cantonné du côté du village de Poudure.

    2009

    Le Foulque macroule est présent sur la Cassière, construction du nid et couvaison, à la mi-mai le nid disparaît...

    Mais en juin, deux couples avec 7 poussins sont observés.

    Années 2010

    2010

    Sur les sagnes de Pontavat, le secteur est reméandré.

    En 2010, sur le lac de la Cassière, un couple de foulque avec trois poussins sont toujours là.

    De 2010 à 2011 sur le lac d’Aydat

    Les effectifs hivernaux de la Foulque macroule sont en chute libre, la moyenne est de 10 à 30 individus.

    La Gallinule poule d’eau est observée dans l’ancienne pisciculture.

    2011

    Sur le lac de la Cassière, on observe deux couples de foulques avec quatre et trois poussins.

    2012, création de la zone humide

    La Gallinule poule d’eau (tendance noire avec le bec rouge-orange), le Foulque macroule (noir avec le bec blanc) sont présents dès le départ sur la zone humide.

    2012

    Sur le lac de la Cassière, un couple et trois poussins sont observés en juillet.

    2013

    Le Foulque macroule est observé jusqu’à la fin mai sur la zone humide.

    Râles vous avez dit, Râles ?

    La Gallinule poule d’eau a niché dans la zone humide (observations régulières avec les poussins).

    Râles vous avez dit, Râles ?

    Râles vous avez dit, Râles ?

    En 2013, seulement un couple avec poussins est noté sur le lac de la Cassière.

    Septembre 2013

    Rareté de la famille des râles, la marouette ponctuée est observée et photographiée. Un scoop nature précédent a été dédié à ces observations.

    Hiver 2013-2014

    La moyenne de l’effectif du foulque passe de 5 à 25 individus.

    2014

    La Gallinule poule d’eau est observée toujours régulièrement en petit nombre dont des immatures.

    Juillet 2014

    Sur les sagnes de Pontavat, M. Jean-Pierre Dulphy découvre la rareté des raretés, le Râle des genêts.

    Cet oiseau n'est connu nicheur que sur les basses vallées angevines, donc c’est vraiment un événement considérable pour la région Auvergne.

    De nombreux ornithologues de la LPO en profitent pour découvrir cet espèce exceptionnelle.

    Cet oiseau est très difficile à voir, et tous les ornithologues ne l’ont qu’entendu.

    Août 2014

    J’entends un son inconnu que j’enregistre, j’envoie le tout à la LPO, qui identifie une nouvelle espèce de rallidés, le Râle d’eau (merci à François Guélin).

    Septembre 2014

    Du 13 septembre au 3 novembre, j’observe de temps en temps, très brièvement, l’oiseau rare de 2013, qui est revenu passer l’automne à Aydat, la Marouette ponctuée.

    Octobre – Novembre 2014

    Le râle d’eau est toujours présent, mais la végétation commence à diminuer, et j’ai l’honneur et la chance de l’observer visuellement et de pouvoir faire quelques clichés.

    Râles vous avez dit, Râles ?

    Conclusion

    Si le Foulque macroule et la Gallinule Poule d’eau sont présents depuis fort longtemps sur la commune d’Aydat, le réaménagement des sagnes de Pontavat en 2010 et le restauration de la zone humide en 2012 ont permis à la nature de nous offrir ces raretés que sont le Râle des genêts, le Râle d’eau et la Marouette ponctuée.

    Si le dérangement est limité voire inexistant nous pouvons espérer que certaines de ces espèces s’installent sur notre commune, ce qui serait un privilège et un grand honneur que Dame Nature nous offrirait.

     

    Bruno Gilbert, décembre 2014


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    Cette espèce très rare nous a fait l’honneur de s’arrêter pendant une partie du mois de septembre sur la zone humide du lac d'Aydat.

    Michel Carli et Adrien Corsi, du centre de soins de la LPO, ont eu la chance de l’apercevoir et de la photographier (merci à eux pour les photos).

    La Marouette Ponctuée est un oiseau de la famille des Râles comme la foulque macroule et la gallinule poule d’eau.

    La zone humide ne pouvait qu’attirer cette espèce exceptionnelle, menacée par la disparition des marais et marécages, la chasse et le dérangement en période de nidification.

    Ce rallidé se nourrit principalement de nymphes de libellules, de coléoptères, d’insectes aquatiques, de mollusques et de graines et plantes aquatiques.

    C’est un grand migrateur nocturne qui va hiverner en Afrique tropicale.

    Son habitat correspond à la zone humide d’Aydat (marais ou zone humide à végétation dense et surfaces vaseuses), nous pouvons donc espérer ou rêver de l’installation de cet espèce.

    Mais la fréquentation importante des lieux et le dérangement créé par les chiens non attachés qui divaguent, limitent l’espoir pour cet espèce qui a besoin de tranquillité et de solitude hors de la présence de l’humain.

    On ne peux qu’espérer qu’elle passe en halte migratoire au printemps et en automne.

    Bruno Gilbert – Décembre 2013


  • Le Grèbe Castagneux, un oiseau mangeur de mollusques

    « Non, ce n’est pas un caneton, c’est un grèbe », j’ai répété cette phrase plusieurs fois à des promeneurs étonnés de voir ce petit oiseau à côté des colverts.

    Cette espèce n'est en effet pas un canard : regardez son bec et sa forme, les différences sont importantes.
    Les Grèbes sont des oiseaux plongeurs principalement piscivores, à l'exception du Grèbe castagneux que je vous présente.
    Son bec est fin, sa tête ronde et l’arrière du corps est tronqué.
    Ce grèbe mange principalement des crustacés, des mollusques et des larves d’insectes qu'il cueille en plongeant entièrement dans l’eau pendant plusieurs minutes.

    Cet oiseau aime les eaux dormantes, nous pouvons l’observer sur les mares, petits étangs et même les fossés.
    La femelle pond de 5 à 6 œufs. Pendant l’incubation, les parents se relaient entre 20 à 27 jours.
    Les petits sont nidifuges, ils accompagnent leurs parents et trouvent refuge sur leur dos.

    Il a été noté très régulièrement sur le lac d’Aydat et cette année, nous l’avons observé fin mars, dans les fossés près de la prairie humide de la Croix du Chemin à la Garandie.
    Il est actuellement présent sur la zone humide d’Aydat où il peut se nourrir d’escargots aquatiques.

     

    Bruno Gilbert - Septembre 2013


  • Du vendredi soir 19 au lundi matin 22 avril 2013, une Cigogne blanche a stationné pour se reposer et se nourrir sur la zone humide de la Croix du chemin à la Garandie (Aydat).

     

    Ce bel oiseau s’est laissé admirer par tous, son poids tourne autour des 3 kg et sa taille est de 90 à 115 cm.

    Il se nourrit d’insectes, de batraciens, mollusques et petits mammifères.

    De 1996 à 2005, un couple nichait sur la commune de Mezel.

    Il faut aller dans d’autres départements auvergnats pour avoir la chance de la trouver nicheuse.

    Cet oiseau passe en migration très régulièrement au printemps comme en automne.

    L’emploi de pesticides, la disparition des lieux d’alimentation et de reproduction, les collisions et les électrocutions sont les principaux facteurs de la régression de ce bel échassier apprécié par tous.

    Bruno Gilbert - Mai 2013


  •  Des raretés à Aydat !Des raretés à Aydat !

    (Cliquez sur un image pour l'agrandir)

    Oiseaux rares en halte migratoire
    sur les zones humides de la commune d’Aydat

    Cet hiver pluvieux et neigeux et ce printemps très humide ont gorgé les prairies d’eau. Comme à son habitude, la prairie de la Croix du chemin à la Garandie est devenu un étang temporaire. Les oiseaux le savent depuis la nuit des temps et lors de la migration, ils s’arrêtent pour s’alimenter d’invertébrés avant de repartir au nord de l’Europe.

     

    Cet année, le 12 avril, un Combattant varié s’est posé pour se nourrir, en compagnie d’un Chevalier culblanc. En vérifiant sur le site Faune-Auvergne, je constate que c’est la cinquième observation sur le site de la Garandie, seul endroit où il s’arrête à Aydat. Dans le Puy-de-Dôme, cet oiseau fréquente régulièrement cinq sites (Clermont-Ferrand, Pérignat, Parentignat, Compains et Aydat). Pour l’instant, c’est le cinquième oiseau limicole qui a stationné sur la zone humide de la Garandie.

    Pourquoi ce nom ? Les mâles se réunissent dans des « arènes ou leks » où ils paradent et se livrent à des combats fictifs dans le but de séduire des femelles. (extrait du site oiseau.net ).

     

    La zone humide d’Aydat n’est pas en reste puisque le 4 avril 2013, un Héron garde-bœufs s’est promené toute la journée sur le secteur pour le plaisir des promeneurs qui passaient à ce moment là. C’est seulement la deuxième observation sur la commune d’Aydat, et bien sûr, la première sur la nouvelle zone humide d’Aydat.

    Cet oiseau vit généralement en groupe et se nourrit des parasites qui ennuient le bétail (bovins, ovins, équidés) et des insectes que ceci dérange. C’est un oiseau qui niche en colonies près des lacs et étangs. De magnifiques plumes orangées ornent sa tête en période nuptiale. Il est un peu plus petit que l’Aigrette garzette, facilement visible au bord de l’Allier.

    Bruno Gilbert - Avril 2013